La rythmique au didgeridoo

Une chose qu’il faut bien comprendre est que même si vous n’avez pas de rythmique au départ, ça se cultive, même si ce n’est pas un muscle (et non :P). C’est donc à force d’écouter et d’essayer de faire des rythmes que l’on aura un certain tempo dans la tête, la difficulté étant de passer par la suite d’un tempo à un autre sans “déraper” sur notre tempo de base que l’on connaît par cœur.
Le simple fait de respirer plutôt avec la langue ou les joues donne déjà un rythme: voir respiration et rythmes

Bosser la rythmique

Quelques pistes, pour bosser et se motiver:

  • Jouer par dessus des CD, en essayant de copier les pro.
  • Playdidj, un logiciel ( :Sp ) mis en place par Xavier, pour travailler des rythmes. Personnellement, je n'ai jamais accroché, mais faîtes-vous votre propre idée !
  • Aller dans des festivals et concerts, associations, cours: cela permet de se faire une oreille, se motiver, jouer à plusieurs et apprendre à écouter l'autre, montrer notre jeu et avoir des critiques...
  • Bosser le solfège
  • Utiliser un métronome (bof, un peu trop collégien...) ou des claves (moins carré, plus naturel).
  • Un peu plus expressif, le mouvement de vos mains lors du jeu, permet de battre la mesure, mais aussi d’imiter serpent et autres bestioles.
  • Certains joueur pensent qu’il vaut mieux frôler la rythmique, ce qui peut se faire avec une certaine maîtrise du rythme, et permet effectivement d’avoir un jeu plus fluide: il s'agit par exemple de faire plutôt des L que des T avec la langue, être un peu moins précis ou claquant au niveau de la langue entre autres

Les clapsticks (=claves)

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Il en existe de plusieurs sortes et sont largement utilisées dans le jeu traditionnel, pour :

  • rythmer le jeu seul, et il faut alors apprendre à jouer en les tenant,
    en général une main tient le didje et une clave, pendant que l’on tape avec l’autre clave.
    De nombreux joueurs aborigènes tapent directement sur le didje, mais bon, à force… je sais pas.
  • donner une certaine harmonie au jeu à plusieurs, surtout si les joueurs ne se connaissent pas. Ça pourra leur éviter de se marcher dessus (cris en même temps…). Indispensable lors de coroboree.
  • NB: une simple baguette chinoise en bois permet de taper sur le didje sans l'abimer.
  • le minimum, c'est de donner des coups d'ongle dans le didjeridu, à la manière des aborigènes: voir la vidéo de droite.

Notons que l’on joue en général en décalé avec les clapsticks, c’est-à-dire par exemple que l’on va pousser un cri entre deux claquements, ou une survibe… Il est alors aisé de le faire lorsque la clave est levée… Je ne sais pas si je me suis bien fait comprendre… ?

Djumbé et autres percussions

Le problème étant qu’ils sont plus forts que le didje, qui doit alors souvent être amplifié.
Seule solution sans ampli : les survibrations, jouées contre un sol dur renvoyant fortement celle-ci.
Les tablas sont moins fortes.

Les maracas et apparentés

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Les maracas peuvent être indépendants ou attachés ensemble par une cordelette, avec ou sans manche. Il en existent de très nombreuses sortes, suivant les matières utilisées pour le contenant (plastique, calbasse, noix de coco…) et le contenu (grain de riz, graines…).

Bien sûr, la liste n’est pas exhaustive, et n’importe quel instrument peut accompagner le didjeridu ou inversement : guitare, balafon, flûte, violon etc…

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Les insolites

Je veux parler ici en particulier de Charly Mc Mahon, un whitefella australien qui se met un micro dans le nez lors de certains morceaux. Un quoi ? Et oui, un micro dans le nez qui retransmet le son que le didje fait dans notre corps. Bizarre ? Pas plus que le son qui en sort : technoïde et grave. Un bon moyen d’entendre ce son est de se boucher une oreille ou les deux si vous le pouvez tout en jouant… bizarre ?
De plus, en tapant sur le micro, il peut créer de grosses basses techno. Après, les gout et les couleurs...