Coupe d'un didgeridoo

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Scie égoïne ou autre, scie circulaire, scie à ruban pour les plus chanceux ! ATTENTION : instruments électriques très dangereux, même si vous n’avez à priori pas besoin de doigts pour jouer du didje… Vous pouvez aussi utiliser une tronçonneuse, mais elles occasionnent en général des pertes de bois trop importantes pour bien recoller les deux parties, et demandent un didje assez droit.

Le top du top est bien sûr une scie à ruban industrielle puisqu’elle permet de couper avec des possibilités de courbes. Attention cependant à la hauteur maximale autorisée par la scie, déterminant donc le diamètre maximum de la branche, notamment en cas de grosse cloche (que l'on peut cependant finir à la scie égoïne). Il faut bien réfléchir au sens de coupe, afin qu’elle soit le plus aisée possible. De même, il est plus intéressant de couper le didje dans un plan horizontal par rapport à sa position de jeu, car sinon notre bave qui coule le long à l’intérieur pourrait (si non vernis et si colle diluable à l’eau) fragiliser le collage. Mais cela n'est pas le plus important. Le mieux est de couper le didje selon le plan ou l'on sera le plus droit possible; ainsi, li sera plus facile de creuser l'intérieur de chaque morceau si ils sont le plus plats possible (meilleur stabilité au sol ou sur l'établi).
De même, il faut essayer de couper là où le diamètre est le plus grand, et ce sur toute la longueur. Cela pour des raison de pertes de matière et de problèmes lors du recollage (voir dessin ci-dessous).

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Ici j’ai volontairement donné une forme au didje (que l’on voit en coupe… normalement, il n’est pas encore creusé, mais on comprend mieux ainsi), ainsi qu’une grosse épaisseur pour que l’on comprenne mieux. On note évidemment que la perte de bois sur la deuxième coupe occasionne un décalage extérieur (et donc intérieur) difficilement rattrapable, et qui en plus nous embêtera par la suite lors du collage (pose des colliers de serrage ou serre joints).

Quelle que soit la scie que vous utilisez, ne soyez pas trop pressé et utilisez bien toute la longueur de la scie égoïne, sans forcément appuyer très fort… mais bon je ne vais pas vous apprendre à scier… ;-) Mais il faut avoir à l’esprit quand même que l’on ne va garder qu’une fine épaisseur de cette branche, et plus on y va doucement, plus cette épaisseur aura une coupe franche avec des bords biens nets (et pas trop effilochés) et donc là encore, facilité future de collage !

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Comme ce sont les bords et contours qui nous intéressent, si vous avez des difficultés pour finir la coupe (sans doute une des erreurs à ne pas faire que de couper en commençant à chacune des deux extrémités…), coupez d’abord le contours, et vous pouvez même vous permettre de cassez l‘intérieur, tant que les contours se joignent !

Par quel bout commencer ? Peu importe :

  • par l’embouchure si vous avez peur de ne pas réussir à arriver jusqu’à elle en restant au milieu du didje,
  • ou par la sortie s’il vous faut éviter un nœud ou passer par le plus faible diamètre (cas des didjes ovalisé en sortie, où l’on a moins à couper si on coupe l’ovale sur son petit diamètre). C'est sans doute la meilleure solution que de commencer par la sortie, car alors on commence par le plus gros, et il est plus aisé de faire des courbes en arrivant vers l'embouchure que l'inverse, au cas où l'on aurait dévié du plan sagittal (plan longitudinal traversant le didje par son milieu).

Pour plus de facilité, autant en couper le moins, donc il faut éviter les nœuds (car très dur, et plus fragiles par la suite), et donc passer là ou le diamètre est moindre, mais toujours en restant dans le milieu du didje. Comprendo ?

Si votre bois n’est pas top sec, vous avez grand intérêt à mettre les deux parties ensemble avec des serre-joints quand vous ne les creusez pas : au moins comme ça si le bois travaille, les deux parties se déformeront de concert, et vous vous retrouverez quand même à peu près en face !

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